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Stress et performance sportive sont-ils compatibles ?

Le stress a acquis au fil du temps une connotation négative au point d’être considéré aujourd’hui comme le mal du siècle. Il est pourtant indispensable et nécessaire à la performance. Pour peu, bien sûr, qu’il soit géré correctement.


Comment transformer son stress en moteur de performance ?

Le stress est une réaction physiologique, un réflexe d’adaptation de l’organisme devant tout événement extérieur.

Il faut distinguer :


🟢 l’« eustress », positif, qui déclenche la montée d’adrénaline initiale et la concentration de notre énergie vers une action efficace. C’est un facteur de mobilisation qui ne dure qu’un court instant, une zone d’adaptabilité. C’est le moment où la confiance en nos capacités est optimum, devant un enjeu motivant qu’on se sent capable de réussir. En sport, c’est par exemple le moment où l’on pense qu’on peut être meilleur que l’adversaire, la « porte d’entrée du flow ».

🔴 le « distress », qui est la forme inadaptée du stress. Lorsque l’événement extérieur, perçu comme un danger, se prolonge, alors l’énergie se disperse en émotivité au détriment de l’action efficace. L’emballement hormonal et émotionnel qui en découle entraîne des pensées et des comportements inadaptés.


Le niveau de performance varie donc en fonction de la stimulation due au stress : peu de stress ne permet pas d’atteindre la performance optimum, et trop de stress devient handicapant.

En sport, travailler sur soi permet notamment de distinguer son niveau d’activation optimum et de l’adapter à ses besoins (important lorsque l’action doit prédominer, ou relâché lorsque le calme et la prise de recul sont nécessaires). Autrement dit, d’utiliser le stress à son avantage.


Le stress est subjectif. L’événement extérieur stressant n’est pas déterminant. C’est ce qu’il représente pour une personne donnée qui est le facteur clef, et notamment la représentation de ses capacités, de ses ressources et de ses expériences antérieures.

En compétition, les différentes perceptions des uns et des autres expliqueront le fait que certains athlètes seront dans leur zone de performance alors que d’autres ne seront pas en pleine capacité de performer (trop peu stimulés ou en phase d’épuisement).


Réunir les conditions propices à la performance

L’équilibre physique, mental et émotionnel est primordial pour :

  • percevoir de manière appropriée un événement extérieur à l’instant t

  • maîtriser naturellement ses émotions

  • ajuster sa dépense énergétique

  • estimer ses capacités et ses ressources

  • renforcer sa confiance

  • adapter ses réactions

et donc évoluer dans sa zone de performance ✨

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